Avantages - Inconvénients


Résumé pour décideurs pressés

  1. Les logiciels libres laissent toutes les libertés (0 à 3) alors que les logiciels propriétaires sont soumis au CLUF (Contrat de Licence Utilisateur Final) qui restreint l'utilisateur à n'utiliser que la liberté 0 avec quelques restrictions.
  2. La réponse au besoin est équitablement répartie entre logiciel libre et propriétaire, même si l'adaptibilité des logiciels libres permet une meilleure réponse à ce besoin.
  3. Le logiciel propriétaire utilise la sécurité par l'obscurité (non divulgation des codes sources) qui permet une non analyse des failles de sécurité éventuelles. La présence des sources permet une découverte plus aisée des failles dans les logiciels libres, mais la communauté libre est très réactive et corrige les failles dans les heures qui suivent sa découverte.
  4. La présence du code source et les licences utilisées permettent de modifier librement les sources pour adapter le programme a ses besoins. Les utilisateurs de logiciel propriétaire doivent attendre un éventuel patch des concepteurs.
  5. La libre distribution des logiciels libres empêche tout profit lors de la vente de ces logiciels, les développeurs se tournant vers des sociétés de service dans le logiciel libre ou vers des organismes formant des utilisateurs de logiciels libres. La revente de licences d'utilisation permet la rémunération des développeurs de logiciels propriétaires.
  6. L'effet casino est le fait de racheter divers logiciels dans un certain domaine en espérant tomber sur celui qui répond exactement à ses besoins. Malgrès les versions démonstrations ou bridées qui permettent de tester le programme, les fonctions recherchées ne sont accessibles qu'après l'achat. La gratuité des logiciels libres empèche cette effet.
  7. La création de ces fonctions est équitablement répartie entre logiciel libre et propriétaire, même si elles sont rapidement reprises par d'autres logiciels.
  8. L'interopérabilité n'est possible que s'il y a respect de normes ISO, largement respectées dans les logiciels libres, et rarement dans les logiciels propriétaires.
  9. La redistribution de logiciels libres est autorisée car c'est une liberté fondamentale. Celle-ci peut être gratuite ou payante. Le logiciel propriétaire interdit cette redistribution.
  10. Le logiciel libre, de par sa libre redistribution, est quasiment gratuit. Le logiciel propriétaire est lui de faiblement à très onéreux. Voir le sujet sur le logiciel propriétaire.

Tableau récapitulatif
Aspect Logiciel libre Logiciel propriétaire
1) Respect des libertés fondamentales tux  tux  tux  tux  tux windows
2) Réponse au besoin tux  tux  tux windows  windows  windows
3) Sécurité tux  tux  tux windows  windows  windows
4) Adaptabilité tux  tux  tux  tux  tux windows
5) Rémunération des concepteurs tux windows  windows  windows  windows  windows
6) Risque "d'effet casino"    windows  windows  windows  windows  windows
7) Fonctionnalité inédite tux  tux  tux windows  windows  windows
8) Interopérabilité tux  tux  tux  tux  tux windows
9) Redistribution tux  tux  tux  tux  tux windows
10) Prix tux  tux  tux  tux  tux windows

Résumé pour décideurs

L'un des principaux avantages des logiciels libres face aux logiciels propriétaires est l'absence de CLUF, souvent long (plusieurs centaines de lignes en moyenne) et écrit dans un langage difficile à comprendre du fait de l'emploi de nombreux termes et syntaxes juridiques ; on est donc tenté et obligé si l'on veut utiliser le logiciel de répondre que l'on accepte cette licence malgré les restrictions qu'elle nous impose . Certains programmes ne nous demandent même pas notre avis et ne nous informent de ce contrat qu'une fois installé.


De plus, l'accès au code source des logiciels propriétaires est impossible, ce qui protège leur algorithme de traitement des données de l'utilisation non autorisée mais empêche une amélioration de ce traitement par des personnes tiers. Cependant, l'impossibilité d'accès au code source des logiciels propriétaires empêche la découverte de failles de sécurité par les pirates, contrairement aux logiciels Open Source ou chaque faille est visible. Cette protection est appelé sécurité par l'obscurité. Cette sécurité peut paraître rassurante, mais elle permet aussi de cacher un certain nombre de bogues, voir dans le pire des cas de spywares.

Mais cette politique empêche l'adaptabilité du programme, contrairement à l'Open Source. L'adaptabilité étant nécessaire dans l'univers des logiciels, celle-ci sera maximale si l'accès au code source et si sa modification sont possibles. Seulement de plus en plus de logiciels commercialisés ne répondent pas exactement au besoin du client mais ne font que l'approcher. Certains programmes vont même proposer une version "light" gratuite ne faisant pas exactement ce qui est voulu et propose une version du logiciel supérieure ou un autre logiciel faisant cette option comme il faut, moyennant l'achat de celui-ci.


La plupart des logiciels libres répondent au besoin de l'utilisateur, mais certaines opérations ne pourront jamais être faite car le moyen de le faire appartient à une société de développement qui à commercialiser ce procéder. La lecture de DVD vidéo achetés dans le commerce est protégée par un algorithme. Les logiciels libres lisant les DVD sont obligés de contourner la protection ce qui n'est plus légal de nos jours, mais l'était encore il y a peu de temps avant le vote de la loi DADVSI. Il est désormais interdit contourner les algorithmes de lire des DVD avec de tels logiciels car les algorithmes de protection sont propriétaires et il est interdit de les contourner.


Le logiciel libre sera quelques fois moins complet que le logiciel propriétaire à cause des brevets sur des algorithmes spécifiques. Cette limitation du libre n'est que peut ressentit dans le grand public, mais l'est grandement dans le domaine professionnel.


Cependant la tendance inverse est également vrai. Certains logiciels libres proposent des fonctionnalités inédites qui sont rapidement reprisent par des logiciels propriétaires. Cela est principalement du à la présence des sources, ce qui empêche de garder l'avantage de l'innovation. Les navigateurs web libres tel que Mozilla Firefox, Konqueror ou encore Epiphany proposaient avant la plupart des navigateurs propriétaires la navigation par onglet, la gestion des flux RSS[15], un bloqueur de pop up intégré et bien d'autres fonctionnalités intéressantes qui furent reprises par Microsoft dans la dernière version d'Internet Explorer.


Dollar

L'aspect financier est également à prendre en compte. Par exemple, OpenOffice permet de faire autant de choses que Microsoft Office (Word, Excel, Powerpoint) et ce, gratuitement. Cependant rien n'empêche de commercialiser un logiciel sous une licence libre, mais cette licence en interdit l'exclusivité. Cette contrainte pousse les développeurs à faire de plus en plus de logiciels non libres pour protéger leurs idées, méthodes et algorithmes. La non-exclusivité rend la commercialisation de programme libre difficile, car le retour sur investissement serait trop faible et ne permettrait peut être pas la rémunération des développeurs. Ceux-ci se tournent donc vers des sociétés de services en logiciels libres (organismes proposant des formations sur l'utilisation de logiciel libre). L'exclusivité du logiciel propriétaire permet la rétribution des développeurs, sachant que leur travail pour aboutir au logiciel fut long et complexe. La gratuité des logiciels libres évite un effet "casino", c'est à dire d'acheter un logiciel en espérant trouver les fonctionnalités voulues, et si le logiciel ne répond pas à ces attentes, devoir "relancer la mise" en acheter un autre. Certains logiciels proposent des versions de démonstration censées éviter ce genre de désagréments, mais ces versions ne proposant pas toutes les fonctionnalités (et souvent ce sont celles qui nous intéressent qui sont inaccessibles) seul l'essai de la version complète permet de se faire réellement une idée. Les logiciels libres, étant le plus souvent gratuit, permettent de tester la version complète tout en évitant les pertes d'argent.


Cadenas

La copie d'un logiciel propriétaire est la plupart du temps interdite. Certaines protections peuvent vérifier que le CD-ROM inséré dans un lecteur est bien un original. Ces protections sont inexistantes dans les logiciels libres car la redistribution, l'échange ou la copie sont légales. La plupart du temps, ces derniers sont téléchargeables librement sur internet.

De plus, les logiciels propriétaires sont un frein majeur à une interopérabilité optimale du fait de l'utilisation de formats de fichiers propriétaires et fermés dont seuls leurs concepteurs ont les clefs. Cette fermeture est souvent volontaire car elle vise, dans le cas d'un format de fichier propriétaire à s'assurer qu'un utilisateur n'utilisera pas un autre logiciel pour lire ses données.

Depuis peu, sous l'impulsion d'OpenOffice, deux systèmes d'échange de fichier bureautique ont été créés, dont l'un d'entre eux est l'OpenDocument Format (ODF). L'autre étant celui de Microsoft. En septembre 2005, est déposée une demande en certification de l'ODF auprès de l'ISO. Celle-ci a été attribuée le 1er mai 2006. Le format Opendocument est dorénavant une norme ISO. Cependant, en 2006, en France, dans le secteur privé bon nombre de documents continuent à circuler au format .doc de Microsoft Word, cette utilisation du format Word pose un problème d'interopérabilité, dans la mesure où : soit le destinataire doit acheter la bonne version de Microsoft Word (et éventuellement une version de Microsoft Windows) pour lire de tels documents ; soit, en utilisant OpenOffice.org, il existe un risque que certaines parties du document, utilisant des fonctionnalités non connues d'OpenOffice ne passent pas correctement ou soient déformées.